Prise en charge de la mère

 L'accouchement et la naissance sous X ne sont pas des actes anodins. Il faut être accompagné par des professionnels qui doivent informer toute femme désirant accoucher sous X.

   

 Pour le personnel médical, il est plus facile de savoir, le plus rapidement possible, si la mère étant enceinte veut accoucher sous X. Il ne porte aucun jugement sur cet acte.

La première chose à faire est d'informer la mère sur les autres alternatives à la naissance sous X. Si son choix reste le même, on lui explique comment se passe l'accouchement et on la questionne : Désire-t-elle connaître le sexe de l'enfant, le prénommer, le voir et le prendre, lui laisser une lettre ou un objet personnel ?

Les femmes enceintes peuvent cacher leur identité du début jusqu'à la fin du suivi. Aucune pièce d'identité ne leur sera demandée. Un dossier va être constitué. Il sera déposé au Conseil Général ( à l'ASE : Aide Sociale à l'Enfance).

Le personnel hospitalier s'occupant de la femme, lui conseille de laisser des informations sur cet enfant pour que ce dernier sache d'où il vient et pourquoi il a été abandonné. Le dossier peut s'accompagner de photos et d'objets personnels. Il est remplissable n'importe quand.

De plus, on demande aux mères à ce qu'elles laissent des informations concernant d'éventuelles maladies génétiques des parents. Leur identité peut être inscrite dans le dossier et restée cachée ou apparaître selon le désir de la mère.

Si l'enfant souhaite reprendre contact avec la mère, il pourra le faire par le biais du CNAOP. Elle aura alors le choix d'accepter ou pas, les recherches n'aboutiront donc peut-être jamais . Si elle ne veut pas, le CNAOP donnera seulement comme réponse à l'enfant qu'elle ne souhaite pas reparler de ce passé. L'enfant pourra consulter le dossier à sa majorité ou plus jeune mais avec l'accord de ses parents adoptifs.

Jusqu'au dernier moment, ces femmes peuvent décider de garder leur enfant. Elles ont deux mois après la naissance pour se rétracter et récupérer l'enfant, qui est sous la tutelle du préfet du département, soit dans une pouponnière, soit dans une famille d'accueil spécialisée . Si elle ne fait aucune demande au bout de ces deux mois, l'enfant sera adoptable, et elle ne pourra plus jamais revenir sur sa décision.

On essait dans la mesure du possible de les informer sur le devenir de l'enfant après l'accouchement.

 Les frais d'accouchement et les frais de séjour, ainsi qu'un éventuel suivi médical et psychologique, sont pris en charge par l'Aide Sociale à l'Enfance (ASE). Elles n'ont donc rien à débourser.

Dans la majeure partie des cas, les femmes désirant accoucher sous X, arrivent seulement pour accoucher et repartent aussi promptement. La communication des informations sur la naissance sous X, les papiers à remplir, la rencontre avec des professionnels (Psychologues, médecins) ne peuvent être forcément assurés.

Bien souvent, la naissance sous X n'est pas liée à des problèmes économiques mais plutôt moraux (enfant d'un adultère, religion, viols...), éthiques ou à un âge plutôt jeune de la femme.

 Pour ces mères de l'ombre, abandonner l'enfant est un déchirement, une souffrance. Il n'y a pas d'abandon facile, il n'y en a jamais eu, il n'y en aura sans doute jamais. Se sentant incapable de l'élever, pour quelques raisons que se soient, elles espèrent une vie meilleure pour cet être.

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